1977 née à Dresde, Allemagne
vit et travaille à Dresde, Allemagne
Formation
1998-2003
Hochschule der Bildende Künste Dresden, Allemagne
2005-2005
Hochschule der Bildende Künste Dresden, Allemagne
Meisterschülerin bei Prof. Lutz Dammbeck
Prix et Bourses
2009
Columbus, Ohio bourse de l'État libre de Saxe
2008
Kunst am Bau Projekt, avec Robert Thiele, Université de Leipzig
2007
Sachsen_art – preis für Junge Kunst, Dresdner Bank Kulturstiftung
2006
Förderpreis der Stadt Dresden für die Künstlerplattform „7. Stock“, Dresde
2005
Subvention par la Fondation culturelle de la Saxe
2004
Bourse d'Hegenbarth
Concours de l'ambassade allemande à Kiev, Ukraine
2002
Prix spécial Pentapark-Foto-Preis
Expositions Personnelles
2012
Stefanie Busch, galerie Baer, Dresden, Allemagne
Outbound Passage, Galerie Ilka Bree, Bordeaux, France
Überkehr, Galerie Baer, Dresde, Allemagne
2011
Erstmal für immer, Neue Sächsische Galerie, Chemnitz, Allemagne
Stefanie Busch, STORE, Dresde, Allemagne
2010
The Good Times Are Killing Me, Weißer Würfel / Schaubühne Lindenfels, Leipzig, Allemagne
2009
The Good Times Are Killing Me, galerie baer I raum für aktuelle kunst, Dresde, Allemagne
2008
Exit Wounds, Center for Drama Arts , T-House, Skopje, Macédoine
Solaris, Hauptpost Skopje, Macédoine
suburbia, Galerie Pankow, Berlin, Allemagne
2007
storylines, galerie baer I raum für aktuelle kunst, Dresde, Allemagne
holy garden, Galerie Oben, Chemnitz, Allemagne
Stefanie Busch – Patrick Ward, Alkatraz Gallery , Ljubljana, Slovénie
2006
Inland, Delikatessenhaus Leipzig, Allemagne
2004
Terranova, Raum3, Wismar, Allemagne
Reviere, galerie baer I raum für aktuelle kunst, Dresde, Allemagne
Expositions Collectives
2012
Apokalypse und Utopie, Galerie Pankow, Berlin, Allemagne
Versteckte Öffentlichkeiten, Motorenhalle, Projektzentrum für zeitgenössische Kunst, Dresde, Allemagne
2011
Für die mit der Sehnsucht, Kunstraum Peripherie, Galerie für zeitgenössische Kunst Coburg, Allemagne
St.Petersburg Biennale for Contemporary Art, Manege, St. Petersburg, Russie
Positionen sächsischer Gegenwartskunst, Villa Eschebach Dresde, Allemagne
The darkest corners of the whitest cube, Kunsthaus Dresden, Dresde Allemagne
2010
Love speech, WestGermany, Berlin, Allemagne
Unter Oberflächen, Delikatessenhaus Leipzig, Allemagne
Houseparty – come as you are, Galerie Baer, Dresde, Allemagne
House Warning, Hopkin Hall Gallery, Columbus/Ohio, Etats Unis
come as you are, galerie baer I raum für aktuelle kunst, Dresde, Allemagne
Die Perfekte Gastgeberin, Kotti-Shop, Berlin, Allemagne
Howson Gallery, Judson Park and Manor, Cleveland/Ohio, Etats Unis
Kendal at Oberlin, Oberlin/Ohio, Etats Unis
2009
All about...Dresden, whiteBOX, Munich, Allemagne
Der glückliche Griff, Bestandsausstellung: Malerei und Plastik, Kunstsammlung Neubrandenburg, Allemagne
Überraschungen - Bestandsausstellung, Kunstsammlung Neubrandenburg, Allemagne
Groupshow, Galerie Riffle, Columbus, Ohio, USA
Listen to your eyes, Museum für zeitgenössische Kunst, Leipzig, Allemagne
Roter Schuh auf blauem Grund, Galerie Forum Amalienpark, Berlin, Allemagne
Ohne uns, Motorenhalle, Dresde, Allemagne
Art Fan-Gesellschaftliche Intervention der Kunst, Geh8, Dresde, Allemagne
2008
Biennal International d'Art Vidéo, Centre d'Art Contemporain, Tel Aviv, Israel
Wir nennen es Hamburg, Kunstverein, Hambourg, Allemagne
We know the smell but not the taste, galerie baer I raum für aktuelle kunst, Dresde, Allemagne
Dreisprung, Kunstforum Bonn, Allemagne
Pegnitz rechts Hersbruck, Westwerk, Hambourg, Allemagne
2007
Wenn der Sonnentau, Neuzugänge im Kunstfonds, Residenzschloss Dresden, Dresde, Allemagne
Hot Destination | Marginal Destiny IV, Galerie Emilia Filly, Usti, République Tchèque
Hot Destination | Marginal Destiny IV, Motorenhalle Dresde, Allemagne
American Beauty, galerie baer I raum für aktuelle kunst, Dresde, Allemagne
face to face, Galerie Hamburger Kunstprojekt, Hambourg, Allemagne
Soziale Einheit, Kunstsammlungen Zwickau, Zwickau, Allemagne
Lost Highway Expedition, Ljubljana (Slovénie), Zagreb (Croatie), Belgrade (Serbie), Skopje (Macedoine), Sarajevo (Bosnie et Herzégovine)
Small world, Zygote Press, Cleveland, Ohio, USA
Fifty/fifty, Neue Sächsische Kunstverein, Dresde, Allemagne
Faszination Fußball, Pfalzgalerie Kaiserslautern, Allemagne
Soziale Einheit, galerie baer I raum für aktuelle kunst, Dresde, Allemagne
Irritation und Verfremdung, Kunstsammlung Neubrandenburg, Allemagne
2005
Profile, galerie baer I raum für aktuelle kunst, Dresde, Allemagne
Kir Royal, Schickeria, Berlin, Allemagne
Let´s go Lanke, Schloss Lanke, Berlin, Allemagne
Boofe L.E., Delikatessenhaus, Leipzig, Allemagne
Transrapid, Künstlerhaus Frise Hamburg, Allemagne
Saxony in UK, Onedotzero Festival du Film, London, Grande-Bretagne
2004
Ausschnitt, Galerie Rekord, Berlin, Allemagne
Let´s go Lanke, Schloss Lanke, Berlin, Allemagne
Wir können auch anders, Kunsthaus Dresden, Dresde, Allemagne
Dresden – Ostrava 4:4, Ostrava, République Tchèque
Begegnungen in Regensburg, Kunstforum Ostdeutsche Galerie, Regensburg, Allemagne
Observatory, Palais de arts, Dresde, Allemagne
2003
Profiler, galerie baer I raum für aktuelle kunst, Dresde, Allemagne
Galerie Brotfabrik, Berlin, Allemagne
2002
O.M.U., Dresde, Allemagne
2001
Screenings8, Museum für Moderne Kunst, Francfort am Main, Allemagne
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Née à Dresde en Allemagne de l’Est en 1977, Stefanie Busch est devenue adulte dans l’Europe Unie. Cette trajectoire joue un rôle important dans sa pratique et dans le regard qu’elle porte sur son environnement. Une partie de son travail est basée sur une vaste archive photographique qu’elle a constituée lors de ses différents voyages à travers l’Europe de l’Est et plus particulièrement en ex Yougoslavie. Elle questionne ainsi l’évolution et la transition de ces anciens régimes socialistes vers des sociétés capitalistes. Ses caissons lumineux sont faits de nombreuses couches d’images individuelles extraites de l’archive évoquée plus haut. Elle les découpe sous la forme de feuilles grises transparentes qu’elle combine de manière abstraite en les superposant sur une feuille de plexiglass rétro éclairée. La lumière génère une image, comme un vidéogramme, qui donne le sentiment de voir l’état intermédiaire, la transition entre deux images animées. « Les souvenirs sont ainsi faits » précise-t-elle, « les fragments qui les composent n’offrent quasiment plus de netteté de sorte qu’il n’est plus possible de les décrire avec précision ». Les nuances de gris qui parcourent ce travail démarré en 2008 lui confèrent un aspect formel qui vient souligner la distance que souhaite installer l’artiste avec le sujet.
The Good Times Are Killing Me est composé d’un ensemble de sérigraphies réalisé à partir de photographies prises en 2009 lors d’un séjour de plusieurs mois dans le Midwest des Etats-Unis. Stefanie Busch souhaitait y observer les manifestations et les conséquences tangibles de la récession au début des années 1980 jusqu’à la crise financière d’aujourd’hui. La confrontation entre l’attente, l’espoir et la réalité est au cœur de ce travail. Cette région des États-Unis montre aujourd’hui les signes visibles d’un effondrement partiel du système. L’artiste s’est intéressée en particulier aux codes et aux signes qui décrivent l’effritement du capitalisme. Articles de journaux, plans de villes, panneaux publicitaires vides, immeubles abandonnés, scènes de la vie quotidienne lui ont servi de matière première. Aux stigmates les plus criants, les plus spectaculaires, elle a préféré ceux plus marginaux qui, selon elle, interrogent avec plus de réalisme et de consistance la situation d’une Amérique au jour le jour. Stefanie Busch a examiné avec attention les conséquences de la dégradation de la situation économique et en particulier les transformations « pragmatiques » qu’elles ont parfois entrainées en milieu urbain. À Détroit par exemple, un ancien opéra a été converti en parking. Le sentiment de mélancolie qui dans d’autres circonstances aurait pu accompagner la disparition de ce lieu culturel n’a pas résisté à l’urgence du contexte, la réussite fonctionnelle de ce nouvel équipement inattendu et nécessaire. Dans cette énorme ville en grande partie désertée, les effets de la faillite du système sont visibles. Le nombre croissant des immeubles abandonnés et des terrains vagues a été l’occasion pour les habitants d‘expérimenter avec un optimisme tempéré par une colère sourde des solutions alternatives et créatives. L’agriculture urbaine s’est par exemple développée dans la capitale déchue de l'industrie automobile, du simple potager conquis sur les gravats, au jardin communautaire ou à la ferme coopérative de plusieurs hectares.
L’œuvre de Stefanie Busch transmet quelque chose de l’ordre de la désillusion et de la disparition de ce qui un temps a été en apparence stable et ordonné. Où sont les cicatrices de ces changements et à quoi ressemblent-elles ? Comment fait-on face aux souvenirs, aux espoirs, à la désillusion, la réalité… ?
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